Champagne Jérôme Bourgeois-Diaz

Jérôme Bourgeois-Diaz nous a chaleureusement reçus dans sa propriété, ce fut un moment très agréable d’échange.

Son histoire au domaine commence par l’achat de la cave de son oncle. Pourtant, Jérôme n’avait pas l’intention d’y revenir si vite lorsqu’il était étudiant. Il avait d’autres envies, il a d’ailleurs une expérience de vente de produits industriels. Son retour au domaine date de 2000. Un retour fait d’incertitudes et de rêves.

En 2001, Jérôme réalise sa première vinification, il produit alors 8000 bouteilles. Tous les ans, il augmente sa production en bouteilles pour parvenir en 2008 à une production de 40000 bouteilles. Après deux années délicates (2001 et 2002), il rencontre au salon de Montreuil des cavistes et des agents portés sur les vins bio et natures. Il commence à envisager une nouvelle aventure cheminant vers la viticulture biologique.

Progressivement, il décide d’arrêter les désherbants et il commence à faire un travail des sols. En 2008, deux hectares sont ainsi convertis en bio. Un fâcheux épisode de grêle en 2009 est à l’origine d’une croissance du mildiou dans ses parcelles, ce qui a conduit à une intervention conventionnelle.

C’est un long chemin qui a mené Jérôme Bourgeois-Diaz à une conversion totale de ses sept hectares en bio en 2013. Dès lors, il s’intéresse plus précisément à la biodynamie et décide de sauter le pas.

Aujourd’hui, l’ensemble du domaine (à savoir 30 parcelles) est exploité en biodynamie. Jérôme possède en majorité du pinot meunier (55%), du pinot noir (30%) et enfin du chardonnay (15%).

Ses plus vieilles vignes sont plantées en pinot meunier en sélection massale. Il fait aujourd’hui appel à un pépiniériste pour garder ce mode de sélection pour ses nouveaux pieds de vignes.

Concernant la taille, elle est faite selon le type Vallée de la Marne pour les meuniers et également en Chablis pour les autres cépages. Concernant le travail des sols, il est effectué de mars à fin juin. Jérôme part également à la cueillette d’orties, prêles ou pissenlits pour ses préparations. Il continue de réfléchir à de nouvelles méthodes de conduite du vignoble. Certains domaines l’inspirent (Ruppert Leroy par exemple) et lui permettent de s’interroger. Quelques questions du moment : est-ce qu’il faudrait arrêter de rogner le sommet de la plante et conserver l’apex ? Comment diminuer au maximum l’ajout de souffre et utiliser un minimum de cuivre ?

Jérôme se remet également en question concernant la vinification et poursuit des essais avec des œufs ou des amphores, il diminue le nombre de fûts au profit de foudres (qui marquent moins le vin).

Les champagnes sont conservés de 24 à 30 mois avant d’être commercialisés mais Jérôme a le projet de les garder encore plus longtemps.

Pour la distribution de ses champagnes en France, Jérôme fait appel à plusieurs agents qui le représentent. Pour trouver ses champagnes dans la Marne, il suffit de pousser la porte de la cave 520 à Epernay.

Les cuvées

Les champagnes de Jérôme Bourgeois-Diaz sont magnifiques et c’est peu de le dire. Ils sont précis, gourmands, on y reviendrait sans fin.

– Cuvée « 3C »
C’est la cuvée qui donne le ton, à base de 55% de meunier, 28% de pinot noir et 17% de chardonnay. Elle est dosée à 2g/l.

Toutes les autres cuvées sont non dosées.

Cuvée « N » blanc de noirs
Ce champagne qu’on a bu en famille nous a offert un grand moment de plaisir, nous avons tous été bluffés par l’énergie et la complexité de ce champagne.

Cuvée « B » Blanc de blancs 100% chardonnay

Cuvée « RS » Rosé de saignée élaborée à partir du pinot meunier.

Cuvée « M » 100% meunier

INFOS PRATIQUES

Champagne Jérôme Bourgeois-Diaz
43 Gr Grande Rue, 02310 Crouttes-sur-Marne

à 1h de Reims

Tél. : 03 23 82 18 35
bourgeois-diaz[a]wanadoo.fr

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